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Wednesday, 21 February 2018

Akfadou, un an avec le Colonel Amirouche

Episode 24


En hommage à feu Hamou Amirouche, décédé le 12 février 2018, 
à San Diego, USA

Le Colonel Amirouche raconté par son secrétaire particulier, 1957-1958


M. Hamou Amirouche (1937-2018), secrétaire particulier du Colonel Amirouche Aït Hamouda entre 1957-1958, auteur du best-seller Akfadou, un an avec le Colonel Amirouche (Alger: Casbah Editions, 2013) et de Memoirs of a Mujahed, Algeria’s Struggle for Freedom, 1945-1962 (San Diego: Amirouche Publishing, 2014), revient dans ce Podcast sur son itinéraire de combattant de l’ALN dans les maquis de la wilaya III, sous le commandement du Colonel Amirouche Aït Hamouda (1926-1959). Il relate également avec beaucoup d’émotion quelques épisodes marquants de la guerre de libération nationale (1954-1962).

Hamou Amirouche est né à Tazmalt (Béjaia) en 1937. Après le Certificat d'Etudes primaires et trois années de labeur dans la forge de son père, il fut admis au Centre d'Apprentissage de Béjaia où il fut l'un des organisateurs de la grève des étudiants de mai 1956. Il rejoignit les maquis quelques mois après et devint le secrétaire particulier du Colonel Amirouche Aït Hamouda en 1957-1958. En mars 1958, il fut désigné par le Colonel pour faire partie d'une mission qui achemina le courrier et les fonds vers la Tunisie.

À Tunis, il fut nommé responsable du foyer des étudiants créé par Si Amirouche en 1957, mais sur ordre du Colonel, il reprit ses études, décrocha son baccalauréat et fut envoyé aux États-Unis où il obtint une licence en économie politique à l'Université de Wesleyan et un DEA en sociologie politique à l'Université du Colorado. En 1967, il entama sa carrière professionnelle au Ministère de l'Industrie et de l'Énergie. Après vingt ans dans le secteur public industriel, il prit sa retraite en 1987. En 1988-1989, il fut appelé à l'Institut d'études de stratégie globale (INESG) et participa à quelques-uns de ses travaux. En 1994, il rejoignit sa famille installée aux États-Unis et entama une nouvelle carrière de chercheur, de conférencier à Boston, puis d’enseignant universitaire à Mesa College, California State University (San Marcos) et University of California (San Diego). Hamou Amirouche est l’auteur de plusieurs publications académiques en français et en anglais, certaines accessibles sur http://hagereseb.com/hamouamirouche.com/

(Biographie tirée de la 4ème de couverture : Hamou Amirouche, Akfadou, un an avec le Colonel Amirouche, Éditions Casbah, Alger.)

La conférence de M. Hamou Amirouche est programmée dans le cadre du cycle des conférences « Témoignages sur la Guerre de Libération Nationale », co-organisée par le Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA) et le Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC). Elle a eu lieu le dimanche 26 avril 2015 au siege du CRASC, Oran. Dr. Saddek Benkada, chercheur permanent au CRASC a modéré le débat.


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Musique et paroles: Lewjab n wassan est une chanson patriotique composée et interprétée par Cheikh Allaoua Zerrouki (1915-1968) en 1959, en hommage à la figure historique de la Guerre de libération Nationale (1954-1962), le Colonel Amirouche Aït Hamouda (1926-1959). (L'une des chansons préférées de Hamou Amirouche).

Tuesday, 13 February 2018

Rencontre littéraire avec Kamel Daoud: Zabor ou Les psaumes, un roman

Episode 23
Zabor ou Les psaumes, un roman


Rencontre littéraire du dernier roman de Kamel Daoud, Zabor ou Les psaumes, animée par Dr. Karim Ouaras, sociolinguiste, Université de Mostaganem, CEMA, CRASC, et Adnan Hadj Mouri, journaliste et animateur culturel

Cette rencontre est programmé dans le cadre du Cycle des conférences Arts et Lettres au Maghreb, organisé le 17 janvier 2018 au Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA), à Oran.






L'Auteur


Kamel Daoud est journaliste, chroniqueur et écrivain depuis les années 1990 en Algérie, Rédacteur en chef de l’un des plus importants journaux francophones algériens, Le Quotidien d’Oran. Il a été aussi signataire de la rubrique « Raïna Raïkoum », l’une des plus lues en Algérie. Il est par ailleurs chroniqueur dans le magazine Le Point , l’un des principaux hebdomadaires en France et signe des colonnes dans le New York Times. Deux chroniques seront particulièrement surmédiatisées, « Cologne, lieu de fantasmes », publiée dans Le Monde, traitant du désir et de la sexualité dans le monde arabe et l’autre, sous le titre « L’Arabie Saoudite, un Daech qui a réussi » publiée dans le New York Times. Kamel Daoud est aussi lauréat du Prix Jean-Luc Lagardère du journaliste de l’année en 2016.

Sa carrière littéraire commence avec la publication de quelques récits dans le début des années 2000 et un premier recueil de nouvelles, La préface du Nègre (Edition Barzakh), qui a reçu le Prix littéraire Mohammed Dib, le plus prestigieux prix littéraire algérien en 2008 et a été nominé pour le Prix Goncourt de la Nouvelle en France une année plus tard et le Prix Wepler. Le recueil sera traduit en plusieurs langues.

La consécration viendra avec le roman Meursault contre-enquête, publié d’abord en Algérie chez les Editions Barzakh, puis en France avec Actes Sud. Le roman sera traduit en 34 langues et recevra le Prix du Goncourt du Premier Roman, le Prix des cinq continents de la Francophonie, le Prix François Mauriac, entre autres. Le roman sera adapté au théâtre en France et en Allemagne et va être adapté au cinéma l’année prochaine. En 2017, Kamel DAOUD signe Mes indépendances, un recueil de chroniques, une sélection sur dix ans d’activité, qui sera récompensé par le 16ème Prix Livre et Droits de l’Homme de la Ville de Nancy, en France; et un roman Zabor ou Les psaumes, Prix Littéraire Transfuge du meilleur roman enlangue française, en passe d’être traduit dans plus d’une dizaine de langues.

Les modérateurs



Adnan Hadj Mouri est journaliste (contribuer au Carrefour d’Algérie et Ubber Mag), animateur culturel, membre de l’Association de Acte Psychanalytique de Bruxelles.









Dr. Karim Ouaras, enseignant-chercheur à l'Université de Mostaganem, chercheur associé au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC), et Directeur-adjoint du  Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA).










Note: Les questions de la salle sont lues par Hayet Lansari, bibliothécaire du CEMA, parce que la voix des intervenants est inaudible.



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Nous remercions Mr. Souheib Zallazi, (Étudient au CFT, Tunisie) et Mr. Malek Saadani (Étudient à l'ULT, Tunisie), pour leur interprétation de « al-Ardh Ardhi » de Sabri Mesbah, pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Souheib au mélodica et Malek à la guitare.

Tuesday, 6 February 2018

Rencontre littéraire avec Maïssa Bey: Hizya, un roman

Episode 22
Hizya, un roman







Rencontre littéraire du dernier roman de Maïssa Bey, Hizya, animée par l'écrivaine Amina Mekahli.

Cette rencontre est programmé dans le cadre du Cycle des conférences Arts et Lettres au Maghreb, organisé le 20 décembre 2017 au Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA), à Oran.









L'Auteure


Auteur de seize textes littéraires, dont la prose, la poésie et le théâtre, Maïssa Bey est une écrivaine algérienne de renommée internationale. Son premier roman, Nouvelles d’Algérie (Paris: Éditions Grasset), a remporté le Grand Prix de littérature de la Société des gens de lettres, en 1998. Son deuxième roman, Cette fille-là (Paris: Éditions de l'Aube), a reçu le Prix Marguerite Audoux, en 2001. D’autres prix lui ont été décernés : le Prix Cybèle pour Surtout ne te retourne pas (Alger: Barzakh), en 2005, le Grand Prix du roman francophone 2008 pour Pierre, Sang, Papier ou Cendre (Alger: Barzakh), en 2008 et le Prix de l'Afrique, Méditerranée / Maghreb pour Puisque mon coeur est mort (Éditions de l'Aube). Son dernier roman, Hiyza (Alger: Barzakh) a été nominé pour le Grand Prix Assia Djebbar du roman, en 2015.



La Modératrice

Passionnée par la littérature, Amina Mekahli a écrit de la poésie depuis son jeune âge. Son premier recueil de poésie, Tiaret, Chevaux & Légendes, a été co-signé avec le photographe Nacer Ouadahi en 2015 (Alger: ANEP). La collection comprend une soixantaine de poèmes et cinq contes populaires sur les chevaux de la région de Tiaret, très connue pour ses traditions équestres. En 2016, elle publie son premier roman, Le Secret de laGirelle, œuvre consacrée à l'art et à la peinture (Alger: ANEP), nominée pour le Grand Prix Assia Djebar du roman, cette année-là. Son deuxième roman, Nomade Brûlant, sorti en automne 2017 (Alger: ANEP), a été également nominé pour le Grand Prix Assia Djebar du roman. En 2017, elle a été primée à du deuxième Prix International de Poésie L. S. Senghor (Milan, Italie) pour le poème « Je suis de vous », extrait de son roman Nomade Brûlant. Amina Mekahli publie régulièrement ses poèmes et ses écrits sur son website ainsi que la page Lisez Algerien sur Facebook. Elle édite également une section littéraire, "Invitation en Auteur" dans le journal numérique, Le Journal  de l’Oranais.

Maïssa Bey intervient dans ce podcast à la minute 54:38

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Nous remercions infiniment Mohammed Boukhoudmi d'avoir interprété un morceau musical de Elli Mektoub Mektoub, pour les besoins de ce podcast. 

Tuesday, 30 January 2018

Le contact des langues au Sahara : Le cas du touareg et du haoussa

Episode 21

Le contact des langues au Sahara : 

Le cas du touareg et du haoussa


Le touareg occupe une place particulière dans l’ensemble berbère. Il est parfois considéré par rapport au reste de la berbérophonie, comme une langue indépendante. Alors que depuis les premières actions de l’aménagement du lexique du berbère, dans les années 1940, sa place était centrale ; aux yeux des militants-aménageurs, le touareg était considéré comme la variante la plus authentique, raison pour laquelle il constituait la source principale dans la néologie berbère moderne.

En s'appuyant sur ses observations et enquêtes de terrain, dans le Sahara algérien, concernant le contact linguistique entre les différents groupes touaregs d’une part, et ces derniers avec d’autres groupes berbérophones et étrangers (notamment haoussa), d’autre part, Ramdane Touati, doctorant en linguistiques à l'IREMAM a essayé dans ce podcast de répondre aux questions suivantes: Pour quelle raison le touareg parait-il si différent des autres variétés du berbère? Cela n’est-il pas une des incidences linguistiques et sociolinguistiques du contact permanent et très ancien entre la branche sud du berbère, que représente le touareg (ou ces différentes variétés), et les langues de l’Afrique subsaharienne, notamment le haoussa? L’étude de ce contact montre combien la dimension africaine de l’Afrique du Nord, sur le plan culturel et ethnique, reste essentielle, et cela grâce notamment à la double appartenance de l’aire touarègue, assumant le rôle d’un chaînant entre les « deux Afriques ». 

Ce podcast a été enregistré le 19 décembre 2017 au 
Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) à Oran, à l’occasion de la journée d'études « L'anthropologie linguistique du Sahara » organisée dans le cadre du cycle de conférences « Langues et sociétés au Maghreb ».

Dr. Karim Ouaras, Sociolinguiste, Université de Mostaganem, Directeur adjoint au CEMA et chercheur associé au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC), a modéré le débat.


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Nous remercions Dr. Tamara Turner, Ethnomusicologue et chercheurs au Max Planck Institute for Human DevelopmentCentre for History of Emotions, pour son interprétation de Sidna Ali du répertoire du Diwan 

Monday, 22 January 2018

La linguistique historique au Sahara

 Episode 20

La linguistique historique au Sahara


Dans cet épisode, Dr. Lameen Souag, Linguiste, chargé de recherche et directeur adjoint du laboratoire Langues et Civilisations à Tradition Orale (LACITO), CNRS, concepteur du blog Jabal al-Lughat | Climbing the Mountain of Languages, et contributeur au blog Oriental Berber | All about the Berber languages of Tunisia, Libya and Egypt, développe, en se basant sur des recherches de terrain, l’idée que l'histoire d'une langue ne dépend pas que d'une tradition écrite. La linguistique nous fournit des outils pour reconstruire les changements qu'elle a subi et les mouvements de ses locuteurs, ainsi que leurs contacts avec d’autres cultures. Il faut seulement avoir assez de données sur la variation dialectale pour les appliquer. Au Sahara, comme presque partout en Afrique, ces outils n'ont pas été assez mis en valeur, mais les résultats déjà disponibles sont intéressants. Selon Dr. Souag, on peut ainsi montrer, par exemple, que l'amazigh comptait autrefois parmi ses phonèmes un coup glottal (ʔ), préservé comme tel qu'en Maurétanie, et une voyelle antérieure moyenne (é), utilisée encore en touareg et parfois en siwi. L'identification des correspondances régulières nous permet aussi d'identifier les emprunts intra-amazigh et de préciser la source des emprunts de l’amazigh en d’autres langues. Cela expose d'un côté l'influence zénète considérable sur le reste de l'amazigh et sur l'arabe maghrébin, et de l'autre l'ancien gloire du zénaga, qui allait autrefois jusqu'au Niger. La reconstruction des autres familles linguistiques du Sahara est moins avancée, mais elle suggère déjà certaines connexions lointaines. La linguistique historique peut ainsi élucider certains aspects de l'histoire du Sahara.

Ce podcast a été enregistré le 19 décembre 2017 au Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA) à Oran, à l’occasion de la journée d'études « L'anthropologie linguistique du Sahara » organisée dans le cadre du cycle de conférences « Langues et sociétés au Maghreb ».

Dr. Karim Ouaras, Sociolinguiste, Université de Mostaganem, Directeur adjoint au CEMA et chercheur associé au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC), a modéré le débat.



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Nous remercions Dr. Tamara Turner, Ethnomusicologue et chercheurs au Max Planck Institute for Human Development, Centre for History of Emotions, pour son interprétation de Natiro / Ya Joro du répertoire du Diwan Hausa. 

Tuesday, 16 January 2018

Migrant Subjectivities and Crisis Narratives in the Euro-med Region

Episode 19

Migrant Subjectivities and Crisis Narratives in the Euro-med Region


In this episode, Prof. Michael Collyer, a geographer at the University of Sussex tells us about the different narratives people employ when talking about migration and borders. According to French sociologist Abdelmalek Sayad, immigration policy reveals how a state “thinks of itself,” and a lot can be gleaned about Morocco, Collyer says, through understanding how it approaches migrant populations living within its borders. Through discussing different narratives hoisted upon migrants—such as victimization, rebellion and autonomy – Collyer sheds light on the motivations behind changing migration policies both in Morocco, the African Union, the European Union and beyond. The TangierAmerican Legation Institute of Moroccan Studies (TALIM) was pleased to welcome Prof. Collyer on October 9, 2017,  over a decade after he taught in the Geography Department at Université Abdelmalek Essadi in Tetouan over a decade ago. Mr. Sam Metz, a Tangier-based Fulbright Scholar (2016-2017), working in migrant communities, moderated the event.




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We thank Dr. Jonathan Glasser, Cultural Anthropologist at au College of William & Mary, for his istikhbar in sika on viola for the introduction and conclusion of this podcast.

Thursday, 11 January 2018

Yennayer: une pratique ancestrale en Afrique du Nord

Episode 18

Yennayer: une pratique ancestrale en Afrique du Nord


S’appuyant sur des recherches documentaires et des observations sur le terrain, Dr. Karim Ouaras, enseignant-chercheur à l'Université de Mostaganem, chercheur associé au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC), et Directeur-adjoint du  Centre d'Études Maghrébines en Algérie (CEMA), revient sur la dimension agraire de la fête de Yennayer et sa portée symbolique en Afrique du nord. Il considère Yennayer comme une ode à la nature et à la terre nourricière qui place la nouvelle année sous d’heureux auspices, un rituel agraire qui renvoie à des faits sociaux perpétués dans l'imaginaire collectif nord-africain. La reconnaissance officielle de cette fête en Algérie est une décision historique, selon Dr. Ouaras, et un pas vers la réconciliation des Algériens avec leurs histoires, leurs patrimoines et leurs langues, plusieurs fois millénaires.

Dans ce podcast, Dr. Ouaras a d’abord interrogé les différentes significations de Yennayer qui tirent leurs origines des pratiques agraires anciennes, de la mythologie, des croyances païennes et religieuses, de l’histoire et bien évidemment de la pratique effective de ce rituel agraire ancestral, antérieur à l’avènement des États-Nations en Afrique du nord. Il a aussi souligné quelques anachronismes historiques concernant l’intronisation de Sheshonq 1er sur la 22ème dynastie pharaonique, qui marque l’an zéro du calendrier amazigh et renvoie à un événement fondateur de l’historiographie amazigh.

Il s’est ensuite attardé sur la dimension agraire de cette pratique ancestrale en citant quelques rituels des différentes régions d’Algérie et d’Afrique du nord. Il a enfin examiné, avec beaucoup de détails, les différentes expressions de la célébration de Yannayer en Algérie et dans les pays limitrophes en soulignant les retombées socio-historiques, économiques, écologiques et civilisationnelles de la fête de Yennayer.

Dr. Ouaras a conclu son intervention en disant que l’accumulation du savoir sur ces pratiques anciennes, occultées auparavant, est une tâche immense qui conduira certainement à la revalorisation du patrimoine local et à la réconciliation avec soi. Il soutient que la littérature disponible en la matière apporte des éclairages précieux et appelle des investigations complémentaires pour approfondir les savoirs dans ce champ. Si Yennayer a survécu aux péripéties de l’histoire en traversant plusieurs millénaires, c’est qu’il revêt une importance majeure pour les sociétés amazighes de l’Afrique du Nord, qui le célèbrent continuellement.

Cette conférence est programmée dans le cadre de La semaine du patrimoine amazigh, Yennayer 2968, organisée par la Direction de la culture de la Wilaya d’Oran et l’Association culturelle Numidia avec la participation de la Direction de la jeunesse et des sports et la Direction de l’éducation, en date du 10 janvier 2018 au Musée d’Arts Modernes d’Oran.


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Nous remercions Dr. Tamara Turner, Ethnomusicologue et chercheure à Max Planck Institute for Human Development, Center for the History of Emotions pour son interprétation de Sidna Boulal du répertoire Hausa du Diwan (Hausa Sug).


Tuesday, 9 January 2018

Poetry Slam Evening, rencontre avec Noussayba Lahlou

Episode 17

Poetry Slam Evening

Rencontre avec Noussayba Lahlou



Figure connue de la scène Slam au Maroc, Noussayba Lahlounée à Ksar el Kebir, est une artiste et poète urbaine. Elle s'est notamment produite à la Fédération des oeuvres laïques de Casablanca, au Festival Youmein à Tanger, au Théâtre Mohamed V de Oujda, au Live Room à Tanger, au théâtre Afifi d'El Jadida, à Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM), ainsi qu’aux Soirées Slam du Cinéma Renaissance à Rabat avec Dkhla b’ktab. Tout en poursuivant des études de littérature à l’Université Ben M’sik, elle intervient régulièrement dans des ateliers slam organisés dans des lycées et écoles au Maroc. 

Elle présente dans ce podcast quelques-uns de ses célèbres slams.
  
Cet épisode a été enregistré le 30 Septembre 2017 à Tanger au Maroc, dans le cadre de l’événement « Poetry Slam Evening » organisé par Tangier American Legation Institute for Moroccan Studies (TALIM). Pour en savoir plus sur Noussayba Lahlou, consultez le récent article de la revue marocaine TelQuel.



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Nous remercions Dr. Tamara Turner, Ethnomusicologue et chercheure à Max Planck Institute for Human Development, Center for the History of Emotions pour son interprétation de Sidna Ali du répertoire Diwan.

Sunday, 24 December 2017

L'expérience du nationalisme arabe radical

Episode 16: L'expérience du nationalisme arabe radical


Pr. LahouariAddi est professeur de sociologie à l’Institut d’Études Politiques de Lyon et chercheur associé au Centre de Recherche en Anthropologie Sociale et Culturelle (CRASC) d’Oran. Il est l’auteur de plusieurs publications consacrées à l’Afrique du Nord et l’islam politique, dont L’Algérie et la démocratie (Paris: La Découverte, 1994) et Algérie, chroniques d’une expérience postcoloniale de modernisation (Alger: Barzakh, 2012) et Le nationalisme arabe radical et l’islam politique. Produits contradictoires de la modernité (Alger: Barzakh, 2017), objet de la conférence présentée par Pr. Addi au CEMA. 

Pr. Addi revient dans sa conférence sur les dynamiques socio-idéologiques qui caractérisent les sociétés arabes, confrontées à une modernisation simultanément souhaitée et rejetée. Pour ce faire, il est remonté aux sources de ce malaise qui a immobilisé le monde arabe dans son ensemble. Depuis la moitié du XXe siècle, les pays arabes sont en attente d’un changement qui leur apporterait progrès et sécurité. Dans le passé, c’était les nationalistes qui promettaient de réaliser cette attente ; aujourd’hui, ce sont les islamistes.

Pr. Lahouari Addi tente de cerner l'histoire et l'héritage politiques du nationalisme arabe radical, démontrant au passage que celui-ci était, dès l'origine, porteur de limites idéologiques qui l'ont empêché de développer l'économie et de moderniser la culture. Si les régimes révolutionnaires promettaient bien le développement économique et social, et se fixaient pour but l'unité des nations arabes, ils n'avaient pourtant pas pris la mesure de certaines transformations sociales, comme l'exigence de la liberté de parole, ce qui explique qu'ils aient fini par perdre toute crédibilité.

Cependant, bien que le nationalisme arabe radical se soit in fine idéologiquement épuisé, le populisme de type autoritaire n'en restait pas moins présent. Aujourd'hui, il s'exprime à travers l'Islam politique qui ambitionne de réaliser les objectifs du nationalisme arabe radical en appliquant la chari'a.

Pr. Lahouari Addi établit un lien créatif entre passé et présent tout en s'interrogeant sur l'avenir des pays arabes : l'Islam politique est-il l'héritier du nationalisme arabe radical ? Si l'Islam politique s'enracine, fera-t-il face aux mêmes défis que le nationalisme arabe radical ? C'est des réponses à ces questions, souligne Lahouari Addi, que dépend l'avenir des pays arabes. 

Ce Podcast a été enregistré le 05 novembre 2017 au Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA) à Oran en Algérie.  Dr. Mansour Kedidir, chercheur associé au CRASC, a modéré le débat.

 

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Nous remercions Mohammed Boukhoudmi pour son interprétation de Elli Mektoub Mektoub, dans l'introduction et la conclusion de ce Podcast.

Tuesday, 19 December 2017

Le Maghreb aujourd'hui

Episode 15: Le Maghreb aujourd'hui


Pour celui qui observe le Maghreb, la première impression qui lui vient à l’esprit est celle d’un paradoxe ; en effet, voilà une région où les éléments unificateurs sont tellement présents et prégnants qu’il comprend mal pourquoi non seulement l’intégration est bloquée, mais la coopération elle-même s'avère difficile. Pr. Ahmed Mahiou, juriste, directeur de recherche émérite au CNRS, et chercheur associé à l'IREMAM, revient sur les raisons profondes de ce paradoxe et apporte quelques éléments d’explication en mettant en évidence les potentialités qu’offre cet espace géographique qu’est le Maghreb, et en comparant ce dernier aux autres régions dont les éléments d'unité sont moindres, mais où l'intégration et la coopération ont réussi.   

Ce Podcast a été enregistré le 29 Octobre 2017, au Centre d’Études Maghrébines en Algérie (CEMA), et s'inscrit dans le cadre du cycle de conférences « Espaces et Territoires au Maghreb ». Pr. Bachir Yelles Chaouche, Juriste, Université d'Oran 2, a modéré le débat.



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Nous remercions Mr. Souheib Zallazi, (Étudient au CFT, Tunisie) et Mr. Malek Saadani (Étudient à l'ULT, Tunisie), pour leur interprétation de el Ardh Ardhi de Sabri Mesbah, pour l'introduction et la conclusion de ce podcast. Souheib au mélodica et Malek à la guitare.
 

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